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  • village de Béléhédé, dans la région du Sahel, au Burkina Faso

    La panique s’est installée lorsque, début 2018, des hommes armés à moto ont ravagé une école du village de Béléhédé, dans la région du Sahel, au Burkina Faso. « J’étais en classe quand les terroristes sont venus. ... Ils ont tiré un coup et nous nous sommes enfuis pour nous sauver », a déclaré Boureima S. (pseudonyme), un élève alors âgé de 14 ans. « Après, quand on est repartis là-bas, j’ai vu qu’ils avaient incendié la moto du directeur... le bureau [de l’école]... et les cahiers des élèves. »

    L’école de Boureima a été fermée après l’attaque de 2018, et n’a jamais été rouverte. Quand Human Rights Watch s’est entretenu avec lui en février 2020, il n’avait pas encore remis les pieds en classe. Tout comme pour des centaines de milliers d’élèves du Burkina Faso, l’éducation de Boureima a été interrompue par le conflit armé toujours plus grave qui sévit dans le pays.

    Depuis que les premières attaques d’écoles burkinabè ont été enregistrées en 2017, le nombre et la gravité de ces attaques sont en hausse. Des groupes armés islamistes alliés à Al-Qaïda ou à l’État islamique ont incendié, pillé et détruit des dizaines d’écoles. « C’est leur combat contre l’éducation », a déclaré un enseignant.

    Les groupes armés ont également intimidé des élèves, terrorisé des parents d’élèves afin qu’ils cessent d’envoyer leurs enfants à l’école, et tué, enlevé, brutalisé ou menacé des dizaines d’enseignants. Dans de nombreux cas, les agresseurs ont commis ces exactions devant des élèves terrifiés, enseignants et enfants se retrouvant ainsi marqués aussi bien physiquement que mentalement.

    Si les groupes armés islamistes n’ont officiellement revendiqué qu’un petit nombre d’attaques, les agresseurs ont généralement justifié leurs actes en invoquant leur opposition à l’enseignement « français », insistant pour que les enfants n’étudient que l’arabe et le Coran, voire n’aillent plus du tout en cours.

    Ces attaques, la terreur qui s’en est suivie et l’aggravation de l’insécurité ont entraîné une série de fermetures d’écoles à travers le pays, nuisant au droit à l’éducation des élèves. Début mars 2020, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (« ministère de l’Éducation », ou MENAPLN) signalait que plus de 2 500 établissements scolaires avaient fermé en raison d’attaques ou de l’insécurité au Burkina Faso, affectant négativement près de 350 000 élèves et plus de 11 200 enseignants. Ce phénomène a été signalé avant l’épidémie de Covid-19 dans le pays, qui a provoqué la fermeture provisoire de tous les établissements scolaires dès la mi-mars.

    Ce rapport s’appuie sur des entretiens menés par Human Rights Watch auprès de 177 personnes, dont 74 enseignants et administrateurs d’écoles, 35 élèves encore scolarisés ou ayant cessé de l’être, 12 parents d’élèves et d’autres témoins d’attaques, des membres des familles des victimes, des chefs communautaires, des experts, des travailleurs humanitaires et des fonctionnaires. Le rapport documente des attaques qui auraient été perpétrées contre des élèves, des professionnels de l’éducation et des écoles par des groupes armés islamistes dans six régions du Burkina Faso entre 2017 et 2020.

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  • Réveillon du Nouvel An : un bilan sécuritaire contrasté malgré des incendies et des interpellations en hausse

    Comme chaque année, la nuit du réveillon du Nouvel An a mobilisé d’importants moyens de sécurité sur l’ensemble du territoire français. Selon le bilan communiqué par le ministère de l’Intérieur, cette nuit de la Saint-Sylvestre a été marquée par de nombreuses interpellations et plusieurs centaines d’incendies de véhicules, des chiffres en progression par rapport à l’année précédente.

    Au total, 505 personnes ont été interpellées, dont 403 placées en garde à vue dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre menées tout au long de la nuit. Par ailleurs, plus de 1 170 véhicules ont été incendiés, un nombre en hausse comparé à l’an dernier, illustrant la persistance de certains phénomènes de violences urbaines lors de cette période festive.

    Malgré ces indicateurs élevés, les autorités estiment que la situation a été globalement plus calme que lors du réveillon de 2024. Dans son bilan officiel, le ministère de l’Intérieur affirme que « l’ensemble des préfets de zone ont fait remonter une nuit moins agitée dans les quartiers que l’année dernière », évoquant des troubles plus limités et une pression moindre sur les forces de l’ordre.

    Le ministère souligne également une diminution des prises à partie des forces de sécurité, même si plusieurs incidents ont été recensés. Des policiers ont notamment été visés par des tirs de mortiers d’artifice dans différentes villes, dont Nice, Lyon, Strasbourg et Rennes, selon une source policière citée par l’AFP. Aucun bilan définitif de blessés n’a toutefois été communiqué à ce stade.

    Ce bilan illustre une réalité contrastée : si certains indicateurs restent préoccupants, notamment en matière d’incendies de véhicules, les autorités mettent en avant une amélioration globale du climat sécuritaire par rapport à l’année précédente. Les prochains jours permettront d’affiner l’analyse de ces événements et d’évaluer l’efficacité des dispositifs mis en place pour assurer la sécurité lors des grands rassemblements festifs.

     

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  • Nouvel An : Plus de 1.100 véhicules incendiés

    La nuit de la Saint-Sylvestre en France a été marquée par plus de 500 interpellations et 1.170 véhicules incendiés, malgré des violences urbaines jugées plus limitées par le ministère de l’Intérieur

    omme chaque année, la nuit du réveillon du Nouvel An a été marquée par de nombreuses interpellations et des incendies de véhicules sur l’ensemble du territoire. Selon le ministère de l’Intérieur, 505 personnes ont été interpellées et 403 placées en garde à vue lors de la nuit de la Saint-Sylvestre. Plus de 1.170 véhicules ont par ailleurs été incendiés, un chiffre en hausse par rapport à l’an dernier. Les autorités évoquent toutefois une nuit globalement plus calme que celle de 2024, malgré ces indicateurs élevés.

    Dans son bilan, le ministère de l’Intérieur assure que « l’ensemble des préfets de zone ont fait remonter une nuit moins agitée dans les quartiers que l’année dernière et des violences urbaines plus limitées ». Le ministère souligne également « des prises à partie des forces de l’ordre moins importantes », même si des policiers ont été visés par des tirs de mortiers d’artifice dans plusieurs villes, notamment à Nice, Lyon, Strasbourg et Rennes, selon une source policière citée par l’AFP.

    source https://www.20minutes.fr/faits_divers/4193978-20260101-nouvel-an-plus-1-100-vehicules-incendies-500-interpellations-toute-france

     

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