Depuis un mois, ce père de famille est devenu le héros de la ville. À la nuit tombée, Nassir rendse un autre costume, celui de chef de milice. Sa brigade se rela surveiller les maisons. Toutes les nuits, il part en mission à travers les rues désertes [musique] dans les montagnes du Kurdistan. se dresse un monastère réputé, imprenable, un sanctuaire où les hommes ont gravé leur histoire à même la pierre.
00:47
C'est ici qu'au début du mois d'août, c'est produit ce que les chrétiens d'Irak appellent le miracle d'Alcosch. Notre présence ici est une victoire face à l'ennemi. C'est un défi à tous les terroristes de l'État islamique et à tous ceux qui nous ont trahi. Ce dimanche, quelques irréductibles sont venus célébrer la messe comme avant.
01:18
Alcoche est la dernière ville chrétienne à ne pas être tombée aux mains des djihadistes. Pourtant, la cité n'est qu'à une dizaine de kilomètres de la ligne de front. Mais contrairement à d'autres villes chrétiennes, Alcoch a décidé de se défendre. Nous sommes l'armée chrétienne. Le 7 août dernier, alors que des dizaines de milliers de chrétiens fuient l'offensive djihadiste, 40 hommes d'Alcoch décident de rester et de se battre.
01:53
Pour quelle raison les combattants qui se réclament de l'État islamique s'arrêtent-ils aux portes de la ville ? Personne ne sait pourquoi, mais ici les habitants parlent de miracles. Alcoche devient alors un symbole, celui de la résistance chrétienne. [musique] Mais cette ville reste un cas isolé. Partout ailleurs, des centaines de milliers de chrétiens sont exilés dans leur propre pays, chassés d'une terre qu'ils occupent depuis le début de la chrétienté.
02:23
Ça va aller. So courageux. Ces deux frères sont morts dans un bombardement. Regardez, je ne veux plus jamais vivre ça. Plus jamais. Tous les pays, Israël, l'Amérique, je veux que le monde entier m'écoute. On ne va pas rester une seule seconde de plus ici en Irak. Regardez, c'est ça l'Irak. C'est ça l'Irak. La France a promis des visas aux chrétiens.
02:58
Combien ? Comment les choisir ? [musique] Et que deviendront les autres ? Pendant 10 jours, nous avons remonté les chemins de l'exil des chrétiens d'Alcoche. En Irak, mais aussi en France, nous avons rencontré ces hommes et ces femmes hanté par une question : [musique] partir ou rester ? Là, nous sommes sur la route de Mosou, les soldats de l'État islamique.
03:30
Vous savez à combien ils sont ? À peine 10 minutes, c'estàdire à quelle distance ? À peine 2 3 km. Bonjour mon frère. L'entrée d'Alcoche est fermée aux étrangers depuis l'offensive de l'État islamique. Sans la présence de Fad, notre guide chrétien, un enfant du pays, nous n'aurions jamais pu entrer et filmer pendant plusieurs jours dans la ville.
03:56
Ça va bien mon frère ? La santé, ils sont français, ce sont des journalistes. Tu sais bien que c'est une zone sous contrôle ici. Toi, tu les connais mais nous on les connait pas. Leur principale crainte que nous soyons musulmans. Les massacres commis par les djihadistes ont mis fin à des siècles de coexistence.
04:23
Au Kurdistan aujourd'hui, il faut choisir son camp. Regardez, c'est la plus vieille église d'Alcoche. Dès notre arrivée à Alcoche, nous sommes présentés à Nassir l'épicier. Depuis un mois, ce père de famille est devenu le héros de la ville. À la nuit tombée, Nassir rendse un autre costume, celui de chef de milice.
04:52
Sa brigade se rela surveiller les maisons. Toutes les nuits, il part en mission à travers les rues désertes. Ils sont partis aussi. Eux, ils sont partis mais ils vont peut-être revenir. Sur les 15000 habitants, à peine 300 sont restés. Il n'y a plus de police ici. Ils sont partis. On ne sait pas pourquoi ils ne sont jamais là. Ils sont partis.
05:35
Les services publics ont disparu ici. Tout ce qui reste de l'État, c'est l'éclairage public qui vient d'être rétabli. Alors, les croix du village brillent de nouveau comme un défi à leurs ennemis qui peuvent les apercevoir. De jour, les frappes américaines et la présence de l'armée kurde protègent la ville. Mais de nuit, rien n'empêche les infiltrations des combattants islamistes.
06:08
Et on observe avec les jumelles toute la nuit. Les djihadistes stationnent à moins d'un quart d'heure de route. Les hommes d'Alcoche guettent leur moindre déplacement. Souvent ce qu'on voit en face, c'est juste un changement d'équipement. Ils font comme nous, ils nous observent et il se relève pour se reposer exactement comme nous.
06:29
Soudain, des lumières suspectes à l'horizon. [musique] Il y a une colonne de voiture qui arrive du sud. Nassir contacte les pêches merga, les militaires kurdes qui sont postés à l'entrée du village. Il y a combien de voitures ? Moi, j'en vois 16 qui se dirigent vers nous. C'est ça que je voulais [musique] te dire.
06:52
Alors, qu'est-ce qui se passe ? En fait, ça va. C'est une colonne de réfugiés qui est en train de fuir. Elle se dirige vers les camps qui sont de notre côté. Ils viennent de Sinjar. Officiellement, Kurdes et chrétiens travaillent main dans la main. Mais dans les faits, les habitants d'Alcoche savent que les Kurdes se sont retirés de plusieurs villages chrétiens sans combattre devant l'avancée des islamistes.
07:18
Ce n'est pas que nous n'avons pas difficile. Il y a beaucoup de tueries, des combats violents dans la guerre. Chacun a sa stratégie avant se retirer mais chez nous on dit qu'on n'est jamais mieux défendu que par soi-même. À Alcoche, l'épicerie de Nassir est le dernier lieu d'approvisionnement ouvert et le jour aussi il fait de la résistance.
07:43
Il tient à nous montrer ce qu'il a placardé sur sa porte d'entrée. Regardez, j'ai mis une affiche avec mon numéro de téléphone. Si vous avez besoin de denrée alimentaire, sucre, farine, beurre, riz, huile, tout est gratuit. Comme un défi aux islamistes, Nassir continue de vendre de l'alcool. [musique] En Irak, c'est un droit reconnu aux chrétiens et l'épicer veut défendre son mode de vie et ses traditions.
08:15
Derrière moi, il ne me reste pas grand chose à vivre. Alors ce que nous voulons c'est sauver ce qu'il nous reste, c'est la terre de nos grâce à Internet, ces villageois en armes sont devenus des héros. La page de Nassir est suivie par des dizaines de milliers de personnes. Mais sur la toile, les quelques photos qu'il mettent en ligne ne pèse pas bien lourd face à la machine de propagande de l'ennemi.
08:43
Nous voyons toutes les images qu'ils ont diffusé et qui ont semé la panique chez tous les irakiens. C'est-à-dire quand on voit aux informations que l'État islamique arrête des gens et leur coupe la tête et qu'près il joue avec la tête détachée du corps, ça crée la peur. C'est ça le but. C'est ça qui est la terreur chez les enfants et les femmes.
09:06
Ils l'ont semé dans le cœur des gens. L'État islamique utilise les réseaux sociaux comme une arme de guerre. Depuis des mois, les djihadistes inondent la toile d'images plus difficiles, plus choquantes les unes que les autres. des décapitations, celles des journalistes [musique] américains James Fé il y a 3 semaines et Steven Sotlof il y a seulement 48 heures, mais aussi des exécutions publiques et même des crucifixtions.
09:31
Elles sont un avertissement destiné à tous les chrétiens qui décideraient de rester. Chez Nassir, la famille a aussi entendu parler de rumeurs de viol et d'enlèvement d'enfants, mais pas question de partir. Maintenant, il n'y a plus d'enfants dans les rues. L'État islamique est trop proche. Moi, je ne veux plus que mon fils joue dehors.
10:00
Devant les actualités, les visages [musique] sont tendus et l'anxiété palpable, mais il n'avoue pas leur peur. Nous avons entendu parler des Nous, on a eu peur mais s'ils étaient venus, on les aurait pas. ont des armes, vous savez. Combien de temps vont-ils tenir ? Pour l'instant, Alcochou du monde. [musique] Ce jour-là, un camion de médicaments se présente au monastère, celui de Farage Benoît, un français.
10:46
membre d'une association de défense [musique] des chrétiens d'Irak. Depuis 4 ans, il travaille régulièrement avec ses religieux d'Alcoche. Il tenait à être le premier à venir les aider. Pour nous, c'est vraiment un endroit où il faut agir en priorité parce que on constate que là, il y a pas d'aide humanitaire qui qui arrive et on est vraiment content d'être là ce matin avec eux.
11:09
Les grandes ONG internationales n'interviennent pas ici. Elles expliquent ne pas vouloir encourager l'émergence de milice chrétienne. Un argument que Farage Benoît ne veut pas entendre. Qu'est-ce que vous en pensez vous ? Bah moi, j'en pense que je vois des familles, je vois des enfants, je vois des femmes. Effectivement, il y a des gens qui ont pris les armes pour tenter de de protéger leur ville, mais c'est pas une raison pour ne pas aider tous les civils qui sont là.
11:35
Ce monastère date du 7e siècle et comme le veulent les traditions, le français est invité à la table du père abé. Mais aujourd'hui, l'ambiance est plus austère que jamais. Tout le monde sait que chaque repas pourrait bien être le dernier prix dans ce lieu. Au nom du djihad, la guerre sainte, les groupes fondamentalistes ont jurer de chasser tous ceux qu'ils appellent les infidèles.
11:56
Il y a une haine, ils veulent en finir avec le présence chrétienne dans cette partie du monde. Aujourd'hui, 70 % des chrétiens ont du sûr. Et vous allez rester ? Oui, moi je resterai jusqu'au dernier chrétien mais bon on sait pas ce qui peut arriver. Je crois que c'est c'est à nous occidentaux de de nous engager pour qu'il puisse rester chez eux.
12:31
Mais c'est pas gagné. Clairement aujourd'hui ils sont menacés de disparaître complètement. C'est vrai. Dans cette guerre, ce sont des siècles de présence chrétienne qui menace de disparaître. [musique] Àche. Certains n'ont plus la force de porter les armes. Pour Abou Bassam, c'est peut-être la dernière promenade dans cette ville qui arpente depuis 80 ans.
12:59
[musique] Ça c'était une école primaire. [musique] école très ancienne. C'était votre école pendant 6 ans. Vous avez quel âge ? Les anciens comme Abou Bassam parlent encore l'aramé, la langue du Christ dont les lettres ornent le vieux monastère. Avec ses symboles chrétiens et son tombeau d'un prophète de l'Ancien Testament, Alcoch reste une cible pour les djihadistes.
13:38
Pourtant, Abou Bassam et sa femme se souviennent de l'époque pas si lointaine où [musique] ils vivaient en paix avec leurs voisins musulmans. Cette photo, c'est notre mariage. C'était il y a 50 ans à Bagdad. C'était une belle époque pour vous ? Oui, si seulement je pouvais retourner si seulement je pouvais revivre cette époque au moment de la photo, la vie était plus facile en miracle pour les chrétiens.
14:05
C'était plus facile. Oui, aujourd'hui c'est difficile quand on est chrétien. On a plus d'avenir ici. Vraiment Abou Bassam voulait finir ses jours dans cette maison qu'il a vu naître. Mais face à la menace islamiste, lui et sa femme ont pris la décision déchirante de quitter leur pays. Derrière vous là, c'est des bons souvenirs.
14:27
Très bon. Oui, très bon. Ça représente quoi ? C'est ce qu'on a le plus précieux dans notre vie. Qu'on a le plus précieux. C'est parce qu'on est obligé, on est obligé de partir déjà. On a plus personne ici. Si l'État islamique revient, où est-ce que vous voulez qu'on aille ? Nos vois sont tous partis.
15:03
Il va nous aider à fuir. Il y a 5 ans, le reste de leur famille a déjà quitté l'Irak. À l'époque, Abou Bassam et sa femme n'avaient pas voulu les suivre. Aujourd'hui, ils rêvent de les rejoindre. À 3500 km d'Alcoche, dans une cité HLM de Besançon, leur fils Bassam est inquiet. [musique] Avec sa femme et ses trois enfants, il est arrivé en France en 2009 comme réfugié politique.
15:32
Sur les réseaux sociaux ou à la télévision, ils sont à l'affu de la moindre nouvelle en provenance d'Alcoche. Et tous les dimanches, la famille Calo se réunit autour du téléphone. Allô ! Allô ! Maman ! Allô ! Allô ! Allô ! Allô ! Maman ! Oui maman, comment ça va la santé et tout ? Merci. Ça va ça se passe comment à Alcoche ? Tu sais il reste à peine 150 familles sinon tout le monde est parti.
16:12
C'est difficile, c'est vraiment dur de plus personne. Depuis quelques semaines, la famille a entamé des démarches pour faire venir en France les grands-parents restés en Irak. Mais les Calos semblent avoir peu d'espoir de les voir aboutir. Donc, on a essayé qu'il partent de Dirc qui viennent ici en France.
16:37
Donc c'est c'est difficile parce que c'est c'est des petites démarches de visa et tout ça et en ce moment il dort pas facilement parce qu'il y a plein il y a énormément des gens chrétiens qui veulent sortir. Comme les Calo, plusieurs centaines de familles chrétiennes d'Irak ont déjà trouvé refuge en France et tendent sans succès de faire [musique] venir leurs proches.
17:01
À Besançon tous les dimanches, c'est à la paroisse Saint-François d'Assise que cette diaspora se donne rendez-vous. Marie, notre mère, priez [musique] pour nous. Bon dimanche et bonne semaine. Bah je priais pour première chose pour ma parent, ma bois-parent, bah après pour mon frère et après tous les chrétiennes d'Irac euh pour touses les personnes.
17:42
Ici, chaque famille espère que la France accueillera les siens et les sentiments aussi entre gratitude et colère. Difficile à difficile à dire qu'est-ce qu'on sent ? Qu'est-ce qu'on sent là maintenant ? C'est difficile à parler. Oui. Oui. Oui. Mais c'est difficile. On peut pas expliquer tout ce qu'on sent là maintenant.
18:05
Mais on est mal. On est mal. Oncore aurait pu faire plus je crois je crois mais enfin bon. Oui, je crois. Difficile de Je sais que là-bas en Irak les évêques disent "Ne donnez pas trop de visa parce qu'ils voudrai que les chrétiens puissent rester." C'est vrai, il faut pas qu'il s'en aille. Mais enfin pour certains, c'est une question de survie.
18:31
Voilà, c'est ça surtout. Voilà. Devant l'urgence humanitaire, la France a pourtant promis d'aider les candidats à l'exil à obtenir des visas. Au mois d'août, une cinquantaine [musique] de chrétiens d'Irak a été accueilli par le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius. [musique] Sachez que la République française est heureuse de vous accueiller.
18:58
Un rapatriment très médiatisé qui a fait naître en Irak un immense espoir. À 30 km d'Alcoche, les déplacés se bousculent devant les bureaux de l'état civil de Dou. Tous veulent retirer des passeports avant de quitter le pays. On veut voyager. On ne veut pas rester là. On ne veut plus vivre ici.
19:16
On veut faire des passeports partir d'ici. On a plus d'avenir ici. Dans la capitale du Kurdistan, Herbille, nous retrouvons Sada dont le mari habite la France. Elle fait partie des 40000 chrétiens d'Irak qui ont fait une demande de visa français. Elle attend depuis plusieurs semaines, mais pour l'instant, elle n'a pas de réponse.
19:39
Avec son père, elle se rend au consulat pour tenter de faire avancer son dossier. Ne filmez pas. Un militaire curde défend la porte d'entrée. Ne filmez pas. S et son père ne peuvent atteindre que le premier guichet et l'échange sera bref. Toutes ces demandes doivent se faire par internet. Derrière sa vitre blindée, l'employé de l'accueil ne donne qu'un minimum d'information.
20:10
Si on sait qu'elle va partir, on vous préviendra tout de suite. Ceux qui sont déjà partis, c'est différent. C'était un ordre du ministre. Pour les autres, nous savons qu'un groupe de fonctionnaires français va arriver pour étudier vos dossiers. Comment ça s'est passé ? Il n'y a toujours rien. J'ai bien expliqué que c'était son mari, que tout avait été fait conformément aux instructions et que maintenant il faut faire vite.
20:38
Mais on nous a demandé de revenir au cul. On est là, ils n'ont toujours pas validé. La seule chose qu'ils nous disent, c'est qu'ils reprendront contact avec nous. [musique] Alors qu'en Irak, Sada tente sans succès d'obtenir un visa, [musique] à tour, nous avons rendez-vous sur ce chantier avec Léif, son mari. [musique] Cet iakien est ouvrier dans le bâtiment et travaille légalement en France depuis 5 ans.
21:09
Il a épousé Sada en dernier [musique] et depuis il tente par tous les moyens de lui faire des papiers pour qu'elle le [musique] rejoigne en France. Moi je suis surtout je pense de ma femme donc elle est là-bas. Je pensais tous les jours. Je pensais à elle. Tu avais peur ? Ouais. Pour je pour elle. Ouais. Le jeune homme est employé en CDI et loue un appartement.
21:35
Deux critères importants pour obtenir l'un des visas d'asile promis par les autorités françaises. avec son ami Mohamed enseignant, il a soigneusement rempli son dossier, ma carte de séjour, notre acte de mariage, nos actes de naissance, les déclarations d'apô certificat de travail jusqu'à maintenant, aucune réponse, une situation incompréhensible pour les deux hommes.
22:09
On va pas demander aux autorités françaises de faire venir tous les chrétiens d'Irak, mais c'est sa femme en fait. Et et dans le circulaire de de 14 août, on dit c'est pour les minorités s'adresse à des personnes menacées ou percutées à titre personnel et qui ont de la famille proche en France au des liens forts avec notre pays.
22:37
Je vous laisse imaginer quel lien peut être plus fort que des mariés. Pour connaître les critères d'attribution des visas d'asile, nous avons voulu interroger un représentant du ministère des affaires étrangères, mais notre demande d'interview a été officiellement [musique] refusée. Dans les locaux de cette association d'aide aux émigrés, Jean-Pierre Allot dénonce les critères retenus par la France.
23:05
La dernière question qui est capitale, hein, c'est lien éventuel avec la France, étude, séjour famille, amis résidents en France. Voilà. Et en fait, c'est largement le critère principal euh qui prime sur la démonstration des dangers. Euh voilà, c'est qui va prendre en charge en France ? Selon lui, une question d'argent avant tout.
23:30
La France ne applique des critères totalement arbitraires et qui n'ont aucun rapport avec le le devoir de protection. C'est de la communication. Euh ça vise à entretenir le mythe que la France est le pays des droits de l'homme. C'est une fois de plus un slogan. Vous n'y croyez pas du tout à cette Ah mais pas du tout du tout du tout. d'après les associations des persécutions ou des risques de persécution de demande tout au plus devrait about et puis voilà loin de l'espoir suscité par la France.
23:58
Alors la dernière mais lesif et Sada continuent à y croire tous les jours ils s'appellent avec l'espoir d'une bonne nouvelle. Allô ? Allô ça va ma chérie ? Les deux époux ne savent pas quand ils pourront se retrouver. On a présenté tous les papiers, ils ont regardé et ils ont dit qu'ils ne peuvent rien faire. Don une date comment tu te sens ? C'est dur de pas être ensemble.
24:42
J'ai l'impression que je cours. Je cours. Même par Skype, aucune intimité possible pour le jeune couple. 27 personnes dorment dans cette salle de classe. Je t'aime moi aussi. Si vous n'avez pas votre visa, qu'est-ce que vous allez faire ? Je préfère pas penser il va ou alors je pars en France destinement. En attendant, comme la plupart des chrétiens, Sada survit comme elle peut dans un camp de réfugié.
25:34
Et pour ceux qui n'ont pas un proche déjà installé en France, aucune chance d'obtenir un visa pour espérer quitter le pays. Ce n'est donc pas vers la France que se tournent certaines de ses familles, mais vers les pays voisins comme la Turquie. Sur la route du nord qui mène à la frontière turque, nous faisons la rencontre de la famille de Bougera.
26:02
et Mira originaire d'Alcoche. Ils ont fuit la ville il y a un mois en emportant ce qu'il pouvait. Ce sont toutes vos affaires. On a juste pris cette valise avec vous. Il y a quelques affaires, des vêtements. Il y a aussi des vêtements qu'on nous a donné. On en avait pas assez dernier jour. Réfugié dans son propre pays, la famille survit comme elle peut en squattant cette maison abandonnée.
26:43
Un peu d'eau, un seul repas par jour, les parents et les cinq enfants se contentent du strict minimum. Mais une fois passée la frontière turque, ils espèrent être pris en charge par les agences des Nations- Unies et obtenir un statut officiel de réfugiés politiques, ce qui pourrait faciliter leur départ vers l'Occident.
27:03
Vous avez peur pour l'avenir de vos enfants ? Bien sûr. Moi, j'ai pu vivre jusque-l mais eux ne pourront peut-être pas. Ils risquent de se faire tuer avant. On ne sait pas ce qui va se passer dans ce pays et ce ne sont que des enfants. Et vous allez faire quoi maintenant ? essayer de partir.
27:21
Il faut qu'on parte on peut pas rester. Vous avez une idée d'où aller ? Ouais. Par exemple, on pourrait aller en Allemagne, en Europe, en France, Australie. Mais au bout de la route, c'est une mauvaise surprise qui les attend. Ce jour-là, le poste [musique] frontière est bien ouvert, mais pas pour les réfugiés. Dans la file d'attente, seuls les camionneurs peuvent passer.
27:58
Entre les deux pays, les marchandises continuent de transiter, mais pas les hommes. Par peur d'un afflux massif de réfugiés, la Turquie durcit ses conditions d'immigration. Pour les chrétiens d'Irak, un visa turc est devenu aussi difficile à obtenir qu'un visa français. Près de la frontière, nous découvrons que des milliers de réfugiés se sont installés dans l'espoir de forcer un jour légalement ou illégalement le verrouurc.
28:30
Parmi eux, des chrétiens mais aussi des yazisid. Une communauté [musique] religieuse préislamique persécutée par les djihadistes. Plus mal l'ti encore que les chrétiens, ils sont les parents pauvres de l'aide international. Ici, il y a 1200 personnes qui s'entassent sur l'eau elle est pleine de saloisonné. On peut pas la voir.
29:01
Les Yazidis dont le sort a ému le monde entier ne voi rien venir, ce qui provoque leur ressentiment envers les journalistes étrangers. N'y va pas papa. Ne parle pas à ces gens. Ne parle pas. Cet homme pourtant accepte de témoigner. Voici ce qu'il a vécu. Ils ont attaqué tout le monde. Les femmes ont été enlevées 500 même les vieilles dames, ils sont partis avec on ne sait pas où.
29:37
On voudrait partir en Europe n'importe qui en Europe et vous pourrez obtenir des visas. Non, pour nous tout est bouché. En Irak, les Yazidis sont souvent considérés comme des citoyens de seconde zone [musique] et dans de nombreux pays occidentaux, ils ne semblent pas prioritaires pour l'obtention d'un visa. Expliquez-moi, c'est quoi la différence entre cet enfant et un enfant américain ou un enfant musulman ? Est-ce qu'il valent plus que lui ? Qu'est-ce qu'on lui reproche à cet enfant ? C'est un innocent.
30:24
Malgré l'urgence humanitaire, l'Occident tarde à ouvrir ses portes. Au Kurdistan, les prières de la famille de Sada n'ont pas encore eu d'éco. Pour l'instant, les autorités françaises ne leuront pas donné de nouvelles de leur procédure. [musique] J'espère que ça va s'arranger et que je pourrais retrouver mon mari au plus vite.
30:57
La ville d'Alcoche, elle reste toujours menacée. Mais rien ne fera changer d'avis. Nassir l'épicier toujours décidé à défendre son identité. En revanche, Abou Bassam et son épouse ont choisi de tourner la [musique] page. Pas de visa français pour eux non plus, mais leurs enfants [musique] qui vivent à Besançon leur ont demandé de partir au Liban, un pays jugé plus sûr.
31:27
En attendant, chassé de leur terre par les islamistes, les chrétiens d'Irak [musique] sont-ils condamnés à de longues années d'érance ?
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- Mensonge islamique
- Mots-clés
- Nassir, milice, Alcoche, chrétienne, djihadistes, résistance, miracle, exil, Kurdistan, héroïsme.